24 novembre 2012

Oliver Twist ou l'exploitation des mineurs et l'instinct de survie en Angleterre à l'aube de l'époque victorienne.


Le titre a presque tout dit mais je vais développer un petit peu.

J'ai donc fini de regarder hier soir le fameux Oliver Twist, adaptation du roman de Charles Dickens (2005 - par Roman Polanski), la deuxième moitié du film puisqu'avec la fatigue impossible de le regarder d'une traite (et non parce qu'il était ennuyeux, bien au contraire). Sachant que je l'ai regardé en V.O. sans sous-titres mais que l'accent british, ça me ferait presque pousser une moustache car j'y suis peu habituée ! Fatigue donc justifiée, le tea time c'est épuisant.




J'ai bien aimé ce long métrage, même si certains passages ont un cadrage récurrent (dans la brume londonnie par exemple, d'accord ça donne beaucoup de frissons mais en abuser casse un peu l'image de mystère.) et certaines parties de l'histoires ne sont selon moi pas assez développées. Comme la partie que j'attendais absolument où il se retrouve avec d'autre gamins dans le grand Londres et est obligé de faire le petit chapardeur dans les rues pour gagner sa croûte. Et hop, on enchaîne vas y Polanski c'est parti, il se fait griller, intervention de la police, Oliver capturé mais innocenté, the end on en parle plus. Pourquoi donc, ça me semblait tellement intéressant de pousser plus à bout ces courses poursuites ? Le film traîne parfois en longueur (surtout quand on ne comprend que la moitié des mots prononcés façon machouille à l'anglaise) et ce passage où tout le monde court partout est tellement comique... Tant pis pour l'action !








Autre chose m'a frappée, et cette fois ci pas au niveau du scénario, mais au niveau de l'époque et des moeurs. Certes je savais déjà les conditions de l'époque, l'exploitation, les différentes classes, mais entre voir une vieille photo dans une usine et là une reconstitution où les gamins sont à plus de 200 dans un hall tout pourri à dépouiller des cordes de coton, ça fait mal au coeur. Je ne veux pas lancer de débat, j'ai horreur de ça pour commencer et les gens qui crient ça me fatigue, mais oui je sais qu'en Asie ou autre pays pauvre les enfants se font exploiter. Pourtant ce qui me choque le plus c'est de voir que c'est une période qu'à traversé toute société, dans notre cas en Europe personne ne se souciait de savoir si exploiter les gosses c'était mal ou pas, et l'erreur continue de nos jours en allant détruire avec le capitalisme le continent d'à côté où la main d'oeuvre est carrément moins chère. Bref, fin du débat, c'est un passage qui m'a marquée, et Oliver au milieu il est complètement paumé, c'en est tellement dramatique que la mise en scène est drôle (si, si, je vous assure, alors que le sujet ne l'est pas !).








Le petit plus super sympa, l'ambiance mi-tragico-comique mi-dark. On ressent l'époque de l'industrie à vapeur et de dame Victoria par tous les pores, c'est très spécial et British, et ça transporte très loin dans les costumes et les paysages. Autre passage très beau, quand il décide très calmement de faire son bonhomme de chemin vers Londres dans la campagne. (70 miles à pied ? Bah ouais, fastoche, here we go !) Le cadre est superbe, ça embaume la pluie et les petits cottages tous mignons. Me manque plus que les scones.






Bien, pour terminer sur le film, no spoiler, ça se termine bien, et de toute façon on le voit à la tête de l'acteur,  Barney Clark (trop chou ce petit, désormais il a 19 ans mais bon, joker !), Oliver c'est un brave petit gars qui en a vu de toutes les couleurs et qui mérite beaucoup de repos. Contrairement à ce que je vais vous mettre en bonus, les dessins originaux de Georges Cruikshank ne le mettent pas en valeur, j'ai l'impression de voir des gravures / caricatures, belles certes, mais pas poétiques comme celles de John Tenniel (illustrateur de Alice au Pays des Merveilles) où les scènes sont posées et sublimées. Ici c'est le canard enchaîné de l'époque, Oliver fait benêt, et c'est bien dommage car le livre mériterait mieux. (ceci est à suivre au prochain épisode, quand je l'aurais bien entendu lu et approuvé.)











Pour terminer, deux bonus.
Premièrement, je ne savais pas que le Disney de mon enfance Oliver & Cie était tiré de Oliver Twist, j'étais trop petite pour comprendre, mais tout se suit. Un chat abandonné parmi une bande de toutous des rues couvés par un clochard et qui va tomber sur une petite fille super riche qui va l'héberger mais il sera partagé entre les deux milieux. Je ne le regarderai plus jamais de la même manière.






Deuxio, just for you miladies, le jeune Barney Clark de nos jours. Il a vraiment une tête So British, et certains acteurs "populaires" ont du soucis à se faire parce que dans quelques années va y avoir du dégât. (positif, bien entendu.)





Qui a vu ce film ? Vos avis ?
Envie de le voir pour ceux qui ne connaissaient pas ?



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