16 août 2013

Être une fille et avoir la paix.

Je sais désormais que quelques messieurs passent parfois lire mes bêtises ici-même. Et c'est plutôt sympa ! Aussi je vais en profiter pour parler d'un phénomène dans lequel toute nana va sûrement se reconnaître, et que vous messieurs allez très certainement déclamer comme étant quelque chose d'isolé et de peu courant. Mini Camille va illustrer cette situation de manière simple et réaliste.









Vous y voyez clair comme de l'eau de roche là, hein les filles. Qu'on soit en jupe, robe, combi de ski, jogging ou cosplayée, mais toujours et très certainement non accompagnée d'un ami de sexe masculin, cette situation est devenue d'une affreuse banalité. On les voit de loin les p'tits cons qui font ça à tout va. Et pourtant la plupart du temps on fait toutes la même chose, on regarde ailleurs, on fait comme si on entendait rien, une vraie autruche qui passe son chemin qu'on accoste d'abord poliment avec un affreux sourire de pervers, puis qu'on insulte bien copieusement parce que la jolie dinde n'a pas dédaigné répondre ou simplement tourner la tête. Plus on adopte cette méthode, qui leur donne largement le feu vert puisque pas de réaction veut forcément dire qu'il y a ouverture, et plus ça continuera.





Clin d'oeil au passé, Alice Paul, suffragette, THE visage du droit de vote des femmes en Amérique en 1920.


C'est un article très féministe que je vous ponds là, et bien d'autres filles en ont déjà parlé mieux que moi (ici par exemple, à lire absolument.) mais je me sens concernée par la chose. Rappelez vous, un de mes premiers articles, sur la mort du magnifique mot "mademoiselle" que les féministes ont décidé de nous enlever par soucis d'égalité et de crédibilité. J'ai trouvé ça parfaitement inutile, j'ai ronchonné comme un beau diable. Là je vais faire l'inverse, pourtant même si je n'ai rien d'une féministe dans l'âme à la base : On a toutes envie de retrouver notre tranquillité dans la rue. Y'en a ras la casquette de se faire reluquer alors qu'on va faire les courses, retrouver notre copain, ou simplement se balader. De se faire suivre en pleine journée même dans les bleds les plus paumés. De se faire rabattre comme une merde devant des passants qui font comme si de rien n'était. J'ai envie de vous faire part de mon avis qui n'est pas trop engagé mais qui aidera peut-être certaines d'entre vous ?...


Avant d'entamer la tartine, je rappelle que je ne veux pas, absolument pas, lancer un débat qui finira en crêpage de chignon. On se fait déjà bien assez emmerder au quotidien, alors les disputes sur le net... C'est un article pour aider, pour prendre conscience, pour raconter mon expérience personnelle et point de vue. Je supprimerai tout commentaire allant à l'encontre d'intentions pacifiques, merci de votre compréhension !




(presque) toutes les photos, c'est gettyimages.


Première chose avant de bavasser : Le site web Hollaback. Vous retrouverez des conseils, beaucoup de témoignages, allant du plus grave au plus soft mais toujours concernant ce sujet du non-respect des femmes dans la rue. Pour ma part j'ai déjà témoigné et je vous partage ça, à vous de ne pas stopper le mouvement si vous vous sentez concernées !

Deuxième lien : Le livre NON c'est NON a été entièrement retranscrit, gratuitement, sur cette page. Sont décrites toutes sortes de situations, du simple abordage dans la rue au risque majeur de viol lorsque cela dégénère, comment réagir et anticiper ces situations. Il y a 252 pages papier, ça laisse beaucoup de lecture, mais c'est un manuel complet. (et efficace j'espère, avant toute chose).











Depuis plus d’un an maintenant j’ai entamé la suite d’une transformation digne d’une adolescente que j’avais laissée de côté à 14 ans alors que ma mère en avait ras la casquette que je sois habillée en noir avec des trucs à dentelle ou déchirés. La différence c’est que maintenant j’ai 21 ans, et que depuis que j’emprunte cette voie je me sens plus affirmée et plus rassurée. Et le look en a dissuadé plus d’un, le meilleur exemple c’est en hiver : avec les new rocks de 2kg aux pieds, gavés de clous et trucs en métal, le manteau gris perle tagué d’écritures et l’énorme capuche moyenâgeuse sur la tête qui cache tout le visage, on a pas envie de me demander l’heure.







Un type demandait assez agressivement de l’argent dans la rue un soir, (et n’avait pas du tout la dégaine d’un clochard, il prétendait vouloir prendre un bus mais vu l’allure de la tour de Pise je pense qu’il voulait juste se payer un autre coup à boire…) je rentrais chez moi après une petite soirée, j’ai d’abord vu un mec de devant se faire interpeller par le gars trop saoul, il a tracé devant sans un mot, l’autre l’a copieusement insulté, et il s’est tourné vers sa prochaine victime afin de relancer le même blabla. Et là, surprise… A la vue de ma tenue, les mots ont fait un super gargouillis au fond dans sa gorge. Je l'ai même vu se stopper. Il a préféré demander aux deux mecs qui marchaient tranquillement après moi. J’ai continué ma route sans me faire apostropher une seule fois.

Alors oui, c’est pratique, mais je suppose que toutes les filles ne vont pas s’habiller punk juste pour avoir la paix. De plus, on a beau dire que la tenue compte dans des implications d’attaques ou de viols ; d’accord qu’on ne va pas se trimbaler dans la rue en maillot de bain, mais on a quand même le droit de s’habiller comme on veut, merde ! La rue est à tout le monde. Et notre penderie ne concerne que nous et nous seules. J’ai envie de descendre faire les courses en robe de soirée ? Je peux. Du moment que je respecte les codes de la pudeur afin de ne pas être prise pour une exhibitionniste. Mais je ne vais pas me cacher parce que quelques petits ploucs ne savent pas refréner les ardeurs de leur jeu de billard, et que ma charmante personne a de quoi être appétissante. Je marche dans la rue, je pourrais être LEUR SŒUR, LEUR COPINE, LEUR AMIE. En aucun cas leur déjeuner du midi.








Alors oui, là les gars, soit vous avez abandonné la lecture, soit vous dites que j’exagère. « On a bien le droit de draguer, tout de même, on va pas vous bouffer, hein ! ». Demandez juste par curiosité aux femmes de votre entourage… Ce n’est pas un cas parmi tant d’autres. Accompagnée par une présence masculine, on écarte souvent les petits sifflements et autres remarques lubriques bien camouflées. C’est une fois seule ou entre boobs que la vérité du harcèlement de rue éclate. Je peaufine juste cette affirmation avec un extrait de l'article donc j'ai cité la source tout en haut.




"Notons d’abord, parce que c’est important sinon après on va dire que je suis une harpie castratrice, que je comprends TOUT À FAIT cette réaction. Mais elle m’attriste profondément. Parce qu’elle prouve bien qu’on a encore pas mal de route à faire pour que le problème soit reconnu par tout le monde. Il est difficile pour un mec de se rendre compte de l’ampleur du problème, déjà parce qu’il est assez rare que nous, femmes, accostions un mec dans la rue pour lui dire :


Pssst, pssssttttt, eh jeune homme, eh viens voir ! AZY VIENS VOIR J’VAIS PAS T’BOUFFER ! Pffff, sale tapette va !.


Mais également parce que quand on se promène en compagnie d’un ou plusieurs hommes, les habituels relous prennent vachement moins de risques pour se faire remarquer. Y a toujours des exceptions, des histoires de mâle alpha qui veut prouver sa valeur, défier le rival qui parade avec sa femelle pour faire entendre sa grosse voix virile (...)."




J’y vois aussi une différence entre la simple drague et ce qu’on appelle harcèlement. Je suis déjà tombée sur des gars pas chiants, même intéressants, qui m’ont dit bonjour sans arrière pensée et sans mater les atouts propres au sexe féminin, m’ont proposé d’aller boire un verre sans me faire de clin d’œil débile ou allusions répugnantes, j’ai simplement décliné (avec ou sans sourire), ils m’ont alors souhaité une bonne soirée/journée en continuant leur route et ce sans insister.
J’ai déjà parlé dans un bar avec un éthiopien qui ne savait dire que Bonjour en français. Nous avons discuté en anglais pendant une demi-heure. Une autre fois j’ai aussi discuté avec un marocain et nous avons parlé voyage. Dans les deux cas je n’ai jamais revu ces personnes, ce sont ces soirs ou peut-être certaines admettront qu’il est sympathique d’échanger quelques mots avec de nouvelles têtes qui ne vont pas nous faire chier par la suite (moi en tout cas, j'aime bien papoter avec des gens d'autres horizons et mentalités, c'est drôle et on apprend plein de choses.). Je n’hypothèse donc pas depuis le début de cet article sur le fait que tous les mecs sont des gros relous lorsqu'ils entament une conversation avec une inconnue. Ou, encore pire, comme certain(e)s globalisent le tout d'une façon raciste, que "ce ne sont que les étrangers qui nous accostent de la sorte". Faux faux faux, archi faux. On voit aussi des garçons sans arrière pensée malsaine. Ce type de gars malheureusement, le gars cool qui tente sa chance et sait entendre que Non c’est Non, on ne le trouve pas à tous les coins de rue, ce ne sont pas les plus courants.








En France nous sommes libres d’aller adresser la parole à qui que ce soit, sans que cela empiète avec la liberté et la fierté de chacun. La plupart du temps donc, on nous accoste avec un mot de politesse, accompagné d’un « compliment » qui parfois est une insulte publique à notre personne, et d’une proposition qui se voudrait elle aussi flatteuse alors qu’elle ne peut que nous dégoûter.
Mais il y a le mot de politesse. En se croyant poli, simplement avec un Bonjour, ces relous se donnent donc l’autorisation de nous balancer publiquement que notre petit fessier est charmant. T’as vu, je suis poli, donc tu te dois de me répondre. La politesse, ce n’est pas un moyen pour aller dire n’importe quoi à n’importe qui, je ne vais pas aller me permettre devant une vieille dame ces mots :


Bonjour, votre chapeau est fort dégueulasse, je vous propose d’aller voir la boutique d’une amie qui vous vendra la pièce la plus adaptée à votre forme de visage et teint.


La politesse c’est un art de vivre en communauté, pour VRAIMENT respecter son prochain et différencier aussi les proches des inconnus auquel cas le degré de politesse sera adapté. Rien de plus, car, mes fesses, je peux constater ce qu’il en est dans une glace, je n’ai pas besoin qu’on me le crie devant tout le monde.
Non, ça ne nous flatte pas. Ça nous énerve, ça nous saoule, ça nous gonfle. Personnellement, je me sens rabaissée à un espèce d'accessoire à marchander dans une foire. Y'a pas de flatterie à donner à la première gonzesse qui traverse au feu vert, mon homme me flatte très bien et je n'ai besoin que de lui, et auquel cas vous n'auriez pas d'âme soeur, votre maman qui vous a mis au monde se charge parfaitement de vous rappeler que vous êtes le petit poussin unique qui a vu le jour il y a X années et que vous êtes ma-gni-faaaaaïque.







Alors oui, ça arrive partout, à toutes les filles, et pour beaucoup en fonction de leur quartier et lieu de vie, ça s'appelle le quotidien. Rien que le site GettyImages où j'ai pris les photos pour cet article m'a bien montré qu'on considère la femme comme faible et vulnérable en étant seule...


On m'a demandé d'affiner ma recherche. La femme, est elle seule, cette chose fragile ou la femme de quelqu'un ?... Et l'homme dans tout ça merde, on ne m'a pas demandé de précisions ! C'est le prototype masculin ou l'homme marié, ça tu me le demande pas hein, petit moteur de recherche...







Voilà donc notre quotidien. C'pour ça que j'en parle :

► Vous les garçons, peut-être avez vous déjà adopté une attitude que j'ai décrite plus haut, et vous en prenez désormais conscience. Ou alors vous avez vu une nana se faire emmerder bien copieusement et personne aux alentours n'a réagi. Maintenant vous savez qu'on en a plein le baba et qu'on a envie d'être libres de marcher tranquillement dans la rue. Je recite l'article de madmoizelle qui est vraiment formidable :
"Ouais, c’est sûr que la majorité des femmes ont l’air vachement moins détendues quand elles marchent dans la rue, ou qu’elles se ratatinent sur leur siège dans le métro. Après, c’est toujours la même histoire de “marche un peu dans mes pompes pour voir si t’aimes ça” – tant qu’on fera pas l’effort de se mettre à la place des autres, d’essayer de comprendre deux minutes à quoi peut ressembler le quotidien de l’autre côté, on ira pas bien loin."

► Et à vous, les filles, j'attends vos réactions pour qu'on se dise qu'on n'est pas seules, et quand y'en a marre y'a Malabar donc va falloir commencer à réagir. Les plus grandes gueules, n'hésitez pas à aller rentrer dans le tas comme votre nature vous dicte d'aller faire, en restant prudente, apparemment selon certains témoignages on peut obtenir des excuses (si, si !). Les plus philosophes et à l'humour qui pique, une remarque bien placée fera l'affaire. Les autres qui comme moi aiment le noir, imitez le regard Kristen Stewart, ça suffira (désolée pour les fans...). Et les plus timides, vous avez la technique du disque rayé : la phrase "ça ne m'intéresse pas" tournée en boucle à chacune des affirmations marche bien pour faire passer le message.






Je terminerais par un dernier exemple avant de me calmer (elle envoie aujourd'hui la Cammiyu...). Messieurs, ce n'est pas parce que vous nous accompagnez qu'il ne vous arrivera rien. Je me suis déjà faite attaquée avec deux amis. Malheureusement quand 6 gars vous tombent dessus, même en faisant 1m90 c'est tendu du string. Ils ont envie de se défouler et de faire chier autant qu'ils peuvent leur monde, ils TROUVERONT de quoi vous pourrir la journée. Des bouteilles de bière qui explosent au sol en rasant ta tête de très près alors qu'à deux on traîne la carcasse du pote qui s'est fait roué de coups, ce n'est pas une illusion. Dans tout cas soyez forts et ne vous laissez pas impressionner, c'est le meilleur moyen de faire fuir et dissuader.







Après avoir déblatéré tout ça j'espère que vous ferez tourner l'article, les sites, ou simplement parler du sujet. Parce qu'au final, à quoi bon se faire belles, les filles, parler fringues et maquillage... si c'est pour se cacher en jogging dès qu'on met un pied dehors ?...




18 commentaires:

  1. Allelouia \o/ PTain que j'aime tes articles plein de bon sens et dans lesquels je retrouve ma façon de penser. Et putain que les petits branleurs sont chiant avec leurs remarques à 2 balles. Malheureusement autant je peux être grand gueule autant je peux pas me faire plus grande qu'une souris face à ce genre de mecs et me contente de fermer ma bouche... Un jour j'aurais de la répartis... xD

    Ps: je t'es envoyé un mp sur fb, doit être arrivé dans la messagerie "autre" ^^

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    1. Pareil, j'ai beau l'ouvrir dès que je peux; dans les cas comme ça c'est le mode statue enclenché. Maintenant que j'ai vu que certaines filles ont le courage de mettre fin à certains conflits en répliquant, ça me donne envie à moi aussi de ne pas me laisser faire !

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  2. C'est "marrant" (hum), on avait justement une discussion sur ce sujet avec mes amies en prenant le RER hier soir, un peu "tard" (si tant est que 23h30 soit une heure tardive pour rentrer chez soi). Comme quoi, effectivement, ça arrive à tout le monde (encore que j'ai de la "chance", je tombe plus sur des mecs qui ont envie de discuter que sur des relous... M'enfin se faire mater de la tête aux pieds dans un magasin parce qu'on porte un short, c'est quand même désagréable...).

    Une petite remarque par contre, concernant ta recherche sur GettyImages... Je pense qu'il ne faut pas voir le mal partout, là il s'agit juste d'un problème sémantique. Le site n'y est pour rien si, en français, le terme femme désigne à la fois l'épouse (mari - femme ; donc le "couple marié") et une personne de sexe féminin (homme - femme ; "personnes féminines") (bien que "personnes féminines" me paraît étrange comme définition Oo) ;)

    Mais sinon, c'est bien de lire ce genre de choses de plus en plus souvent ces derniers temps, c'est peut-être le signe d'un changement (ou juste que je fréquente des personnes/sites concernés par le sujet).

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    1. Je tombe aussi souvent sur des bavards, mais quand on tombe sur des têtes brûlées (quoiqu'à Rennes c'est assez rare de croiser des gros rebeux !) ça doit piquer un peu...!

      Peut-être que comme j'étais dans mon trip j'ai continué avec la logique des choses, mais bon le mot "homme" aussi aurait pu être départagé, dans le sens l'homme > la race humaine en général. Mais non c'était pas le cas, ça m'a choquée ! Puis une femme féminine... hum... ça fait un joli pléonasme quand même !

      Bizarrement j'en lis pas tant que ça, j'ai même l'impression de voir des trucs sexistes partout maintenant, je ne dois pas me laisser trop atteindre xD

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    2. Effectivement, je n'avais même pas pensé que "homme" était tout autant sujet à question... Comme quoi, des fois je ne vois pas assez le mal ;)

      Sinon, une technique "approuvée" par mes soins (mais, comme je le disais, je suis rarement tombée sur des mecs relous. Quoique mon mec a utilisé cette "technique" face à des types qui voulaient le racketter, et ils 'nont rien fait du coup ^^), c'est de leur répondre quand ils t'abordent, parce que, au moins, ils ne s'énervent pas parce que tu les ignores (bon, évidemment, ça ne fonctionne pas dans tous les contextes, mais rien que les regarder et leur répondre, ça m'a toujours permis de les faire taire (enfin j'imagine le temps de trouver une autre "cible"...)). La prochaine étape, pour moi, ce serait de leur répondre, mais surtout de leur expliquer que c'est relou (vraiment) de se faire aborder.

      Et encore, mes amies m'ont raconté des situations terribles... A la fin de notre discussion, on s'est dit que, mine de rien, quand on était étudiantes en archi (moi j'ai arrêté, et elles ont, pour la plupart, fini ^^), on se sentait rassurées de transporter un cutter dans nos sacs. Ça me paraît grave/triste d'en arriver à se réconforter comme ça.

      Et sinon, c'est probablement parce que j'ai, parmi mes contacts Facebook, une copine très intéressée par la question, qui poste régulièrement des liens sur le sujet ;) Mais, moi aussi, je prends petit à petit réellement conscience de l'ampleur du problème, et ça me dépite...

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  3. J'en parlais justement avec un pote l'autre jour, alors que je suis tombé sur le tumblr "Paye ta schnek", un blog qui regroupe les pires façons d'aborder une fille entendu dans la rue. Je suis totalement affolée par ce genre de truc. Perso, je ne me suis jamais fait embêtée. Je suis grande, dans la rue, je trace, tête baissée. On ne m'arrête que difficilement. Même la nuit seule dans Saint Etienne XXDD
    Mais je te rejoins sur tous les plans. C'est incroyable ce que les gens se permettent, tout particulièrement les mecs (souvent en bande). L'exemple type ?! Un opposé à "Paye ta schnek" existe, avec les phrases horribles utilisées par les femmes face aux hommes. Mais ça n'est que du fake, aucune n'a jamais été utilisée. Dans tous les cas, je trouve ça grave qu'on ne puisse pas sortir comme on veut (perso, jamais de short en dehors de chez moi, j'ai fait l'erreur une fois, avec un gros lourd dans le tram, pas deux fois !)

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    1. Je suis allée voir, y'en a des drôles. Et des vraiment pas drôles. Tout dépend du contexte, toujours pareil, si les hommes n'essayaient rien le mot drague n'existerait pas. Et moi non plus d'ailleurs, mon grand-père s'est marié avec ma grand mère en lui courant après tous les jours dans un bar-restaurant. Une fois elle a même oublié son peigne, il lui a rapporté le lendemain alors qu'elle allait... aux toilettes ! lol !
      Mais pour en revenir à PTS, le langage corporel est aussi important dans les histoires de ce site web, j'imagine les scènes et je trouve ça répugnant...
      Quelle taille est-ce que tu fais ? c'est bien pratique d'avoir des grandes jambes pour tracer, j'aimerais être un poil plus grande pour impressionner ce serait-ce qu'un tout petit peu plus !
      Ah bah ça quand ils sont à plusieurs c'est foutu, un mec seul déjà ça peut être méga con, mais en bande c'est le quart du QI de chacun totalisé hein... Et c'est ce qui me fait le plus peur... (j'ai témoigné sur Hollaback, attaquée avec deux amis par 6 mecs)
      Ah bah ça... J'ai acheté un short dernièrement, mais je ne le mettrais jamais dans la rue, il est trop court. Et ça me fait chier, parce que si y'avait pas toujours un pauvre nul pour mater les culs environnants, je l'aurais sorti, mon p'tit short. Dingue qu'on doive crever de chaud pour garder notre intimité !!

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    2. autre chose : tu permets que je rajoute Paye ta Shnek à l'article ? =)

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  4. Merci pour cet article, c'est fou ce que je me sens moins seule maintenant. ^^
    Malheureusement, même avec la gabardine en cuir noir, les new rock, les yeux de panda et les bracelets à pointes (période 15-19 ans), dans mon cas ça n'a freiné que peu de relous... Pourtant j'ai le regard qui glace, mwhahaha ! De toute manière, comme tu le dis, lorsqu'ils ont décidé d'emmerder quelqu'un, une fois la "victime" choisie, c'est mort... Et, effectivement, même la présence d'un ou plusieurs copains/amis/potos/etc n'y change rien. Perso, après des années de rembarrage agressifs qui ont parfois failli me coûter cher, j'ai changé de stratégie : grand sourire, "merci!" (ça déstabilise), et si ça ne marche pas : retour aux sources xD !

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    1. Ouais, y'en a qui sont abrutis de chez abrutis et qui vont tenter d'aller mettre leurs biscottos à l'épreuve... Ceux là je les évite aussi...
      Je vais essayer ça comme méthode tiens si jamais y'en a un qui vient me faire chier xD

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  5. Après avoir souffert pendant des années de ce type de comportement, j'ai trouvé la solution ultime : je vis à la campagne !
    Mais, je voudrais tout de même apporté mon petit témoignage car j'ai eu droit à tout : du "mademoiselle, tu viens avec nous ?" balancé par la fenêtre d'une voiture où s'entassent 4 mecs chelous chelous à du "Si tu nous souris pas un peu, on va te faire grimacer"... Mais la palme, ça a été (et j'étais en cloque de 5 mois) " Oh ! T'es trop belle toi, les femmes enceintes elles sont tjs belles... et comme on veut pas te faire mal, t'as qu'à nous sucer" : oui, ce jour-là, j'ai couru !!!!

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    1. Oh putain je suis trop choquée. Et tu dois pas être la seule à qui ils ont dit ça, c'est c'qui m'énerve le plus. J'aimerais être ceinture noire de karaté parfois, rien que pour distribuer des bons coups de pieds...

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  6. Rhalala comme tu as raison!!!
    Je pourrais faire un article du même genre en rajoutant deux trois psycopédophiles de mon vécu, et on pourra sortir notre livre x)
    sérieusement, même un jour où je me débattais, seule, avec mes frites, mon mcflurry et mon fanta en pleine rue, pendant que ma mère faisait ses emplettes, je me suis fait sifflée. Alors, question existentielle: Pourquoi?
    Pourquoi ils ressentent se besoin irrépressible de siffler dès qu'une fille un peu "agréable" à regarder paraît à l'horizon? Qu'est-ce qui leur passe par la tête? Ils se trouvent sexy? Ils pensent nous charmer en nous considérant en temps qu'objet??

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    1. Et bien fait donc, mets ton vécu sur Hollaback, c'est là pour ça je t'en prie !!
      Toutes tes questions que tu posent sont à mettre en jeu... Ils ont la 3e jambe en fleur, ils se trouvent trop beaux, ils savent qu'ils ont le dessus quand ils sont en groupe, ils viennent parfois d'un autre pays où la femme est un objet et là voir des européennes, c'est comme voir un pays rempli de putes à draguer... (désolée, mais parfois je me dis qu'ils le pensent vraiment comme ça...) Ou pire encore, c'est pour passer le temps. Chacun son niveau intellectuel...

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  7. Super réaliste cet article, ayant moi aussi vécu certains conflits (quelle fille n'en n'a pas vécu ??), je trouve que c'est hallucinant de ne pas pouvoir faire un footing seule, ne pas pouvoir voyager seule, ou sortir la nuit, tout ca car on est une fille et donc une éventuelle "proie".

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    1. Exactement !! AUCUNE nana ne peut dire qu'on ne lui a jamais cassé les ovaires dans la rue !
      Et quand il y a eu l'affaire en Russie sur la coiffeuse qui a violé un cambrioleur qui s'était introduit dans son salon de coiffure, là ça a fait des vagues. Les mecs se sont rendus compte que ça pouvait leur arriver, y'a eu de tout et de rien en commentaires. Tout ça parce que les rôles étaient inversés. Et bah putain va falloir qu'ils ouvrent les yeux...

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  8. Super article et super petite BD!
    Tu fais bien de parler de cela, il ne faut pas se laisser faire et plus on en parlera autour de nous et sur le net et plus on saura se faire entendre.

    Si le sujet t'intéresse je t'invite à aller voir un site, dans le même genre que ceux que tu as présentés dans ton article (et que je vais m'empresser d'aller consulter) : http://payetashnek.tumblr.com/

    C'est un tumblr qui recense des phrases (pas très jolies jolies en général) qui ont étés dites par des hommes à des femmes dans la rue, et qui propose à toutes celles qui en ont fait l'expérience, de faire partager ce qu'elles ont entendues.
    Tu vas voir, il y a des phrases assez dingues!

    Sinon, continue comme ça, tu as beaucoup de talent.
    Je crois que je t'avais mis dans ma liste de sites favoris sur mon blog, je vais aller voir et si ce n'est pas fait je te rajoute ;-)

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    1. J'ai déjà vu Paye ta Shnek grâce à Ellana, elle l'a posté dans un commentaire plus haut =) mais oui, PARLONS EN ! c'est le premier atout qu'on a de nos jours, tout se sait, faut juste que ça soit propagé par bouche à oreille... dur...

      Merchi boucoup =3

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Moi j'aime les petits mots ! ♥ Merci à ceux qui en laissent, ça fait plaisir !