16 septembre 2013

Après le harcèlement de rue...






... Il y a aussi celui chez-soi. Souvenez vous, j'avais déjà lancé le sujet comme beaucoup d'autres filles que j'en avais marre de me faire reluquer comme une pièce de barbeuc' dans la rue. Je voulais aussi entamer une question similaire mais délicate, et cela allait faire un article beaucoup trop long et ennuyeux. Aussi je suis tombée sur des affiches toutes fraîchement sorties qui ont attiré mon attention et me permettent aujourd'hui d'en parler.

L'apparence compte dans chaque relation, ne le nions pas. Une personne nous charme, qu'elle le veuille ou non bien entendu, le rapprochement opère ou non, une personnalité séduit et POF on se retrouve bras dessus, bras dessous.

Et parfois il y a l'envers du décor. Ce qu'on avait pas prévu, parce qu'un macho ou un connard envers une femme ça existe, mais ça ne tombe jamais sur soi, c'est ce qu'on se dit lorsque le plus dur arrive. C'est parfois puni, quelquefois à un cheveu, et malheureusement, parfois trop tard...

Bien souvent, sensibles choses que nous sommes, nous avons déjà commencé à nous attacher à cette cruelle personne, cet être qui peut nous pourrir la vie avant de changer de façon lunatique quand ça l'arrange. La spirale est déjà engagée et certaines femmes ont bien du mal à s'en dégager.

En Inde, selon les statistiques de cette publicité dont je vais vous parler, 68% des femmes subissent des violences conjugales. L'association Save Our Sisters a donc pondu ceci pour faire réagir la population, ce qui je pense ne va laisser personne de marbre même en Europe où le buzz a commencé.























"Priez pour que nous ne voyions jamais ce jour. 
Aujourd'hui, plus de 68% des femmes en Inde sont victimes de violences conjugales. Demain, il semblerait qu'aucune femme ne sera épargnée. Pas même celles que nous prions. "













Le monde est partagé. Il y a les féministes qui tapent du poing : (ici l'article complet est le premier sur lequel je suis tombée, tiré du Courrier International) "mettre les femmes sur un piédestal en les représentant sous les traits de divinités fait autant de mal que de les montrer comme objets sexuels. Les deux représentations déshumanisent les femmes. [...] Les emprisonner dans des représentations d'idéaux supposés est l'une des plus vieilles stratégies patriarcales - et si nous ne correspondons pas à cette image, alors il est considérer comme acceptable de nous 'punir' et de nous violer. On pourrait dire que cette campagne utilise des stéréotypes pour marquer l'opinion publique. Mais, ce faisant, elle renforce aussi insidieusement ces stéréotypes." puis il y a ceux qui, pieusement, et on peut les comprendre, trouvent que c'est scandaleux, et en dernier dont je fais partie, ceux qui espèrent que ça choquera assez pour faire avancer les mentalités. 


Une jeune fille a très malicieusement suggéré dans les commentaires de cet article en anglais que Kali aurait très bien pu être représentée aussi, car en tant que déesse de la destruction, de la mort et du temps, sa force de caractère et de représentation aurait très bien pu faire peur aux 80% de croyants et pratiquants dans le pays.






Je tiens aussi à souligner l'aspect technique de ces affiches. Oui, il y a de la retouche on s'en doûte, mais il y a eu aussi beaucoup de vraie peinture : on a maquillé les modèles et on a peint sur leurs vêtements, sur des objets, peint de vrais décors, afin de recréer l'aspect authentique des peintures traditionnelles indiennes. D'un point de vue purement technique et de réalisation, je trouve ces images absolument somptueuses.











Du côté européen, voici aussi deux campagnes belges, Marie & Fred et... Fred & Marie, (ce ne sont pas les mêmes sites webs) sur le harcèlement moral et/ou conjugal.. Le couple est toujours visé, vous avez deux "épisodes", c'est bien joué, mais je crois que comme l'impact est moindre ça ne circule pas assez...















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